“Mais tu vas super bien, t’as pas mal là, t’es sur que t’es malade parce qu’on dirait pas”…..
Combien de fois entend t’on cela devant la maladie ? Façon de se voiler la face sur la douleur de l’autre ? Façon de nier pour ne pas avoir à compatir ? Façon de mettre un paravent comme si cela ne pouvait pas atteindre l’autre ?
La maladie qui ne se voit pas, celle où l’on ne veut pas s’épancher, celle qui vous ronge de l’intérieur mais qui vous donne l’air frais tout de même parce que vous êtes obligés de mettre double crême hydratante (sans paraben) contre la sècheresse de la peau, celle qui vous rend gaie devant votre entourage pour pouvoir profiter des bons moments pleinement.
La maladie du corps qui vous fait tordre de douleur, celle qui vous fait la nausée à longueur de journée, celle qui vous amaigrit parce que les produits qui vous guérissent raflent tout sur leurs passage, celle qui vous oblige à passer des heures voire des semaines à l’hopital, celle qui vous fait avoir une nouvelle coiffure parce que c’est une perruque que vous portez, celle qui vous fait flipper à chaque nouvelle analyses de sang et chaque IRM/Scanner, celle qui vous isole de votre famille, celle qui fait : soit un noyau dur d’amour autour de vous où le vide par la peur.
La maladie de l’âme, celle qui vous retourne l’estomac, qui vous oblige à sourire alors que votre intérieur pleure, celle qui vous fait maigrir car vous ne pouvez plus rien avaler, celle qui vous laisse enfermée dans le noir, celle qui vous transforme en zombie, celle qui vous fait douter de tout, celle qui vous fait croire qu’il fera meilleur “ailleurs”, celle qui risque d’être l’élément déclencheur de la maladie du corps….
Les fractures intérieures qu’elles soient physiques où morales ne se voient pas, elles se ressentent. Les personnes qui vivent ces douleurs ne sont pas toutes dans l’épanchements, la confessions, elles profitent du temps passé avec les gens qu’ils aiment sans faire le listing de ce que la maladie cause comme désagréments dans leurs vies. Vous n’êtes pas leur médecin, vous ne pouvez poser un diagnostic par rapport à leur façon d’être mais surtout de “paraitre”.
Oui “il/elle va bien” pour vous, pour ne pas ajouter des cernes sous vos yeux, pour que vos nuits soient paisibles, pour ne pas à avoir a parler de “ça”. Un jour ce sera peut être vous et vous serez bien heureux que l’on respecte votre combat !!
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